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« Nous devons nous lever et partir ; descendre dans les rues et marcher avec nos frères et soeurs dans la mème direction sans rien dire ; le temps de la parole et des discussions est révolu ; réaliser la grande marche vers la sortie de la ville : "Formez vos bataillons" ; réaliser le grand exode vers les champs, vers la terre fertile. Oui, nous avons besoin d'un grand exode, d'une révolution non violente en éducation ou nous sommes perdus. Notre avenir dépend de cette révolution et son succès repose sur des visages paisibles comme ceux des Lapithes, hommes et femmes, que j'ai vus sur le fronton du temple de Zeus à Olympie. »
Dans ce livre, Constantin Fotinas insiste sur la nécessité de redonner à l'éducation la place qui lui revient comme véritable pilier de toute société. L'éducation ne doit pas servir à produire des êtres dociles, facilement contrôlables par les autorités. Elle doit plutôt former des adultes épanouis, libres, originaux, capables de penser par et pour eux-mêmes.
Dans la première partie de ce livre, l'auteur nous confie ses vues sur la nature humaine et la société actuelle. Il parle entre autres de la peur viscérale que nous avons du changement et surtout, d'être rejetés par notre groupe d'appartenance et il explique comment cette peur est entretenue par le syndrôme de l'abondance et de l'excellence.
Dans la seconde partie, Fotinas nous entraîne dans son monde intérieur, véritable miroir de celui de tout être humain. Il nous fait découvrir comment tout n'est qu'illusion et que chacun de nous possède ses propres vérités, ses propres questions et ses propres réponses.
Finalement, il partage avec nous un des « grands amours de sa vie », le Café-École de quartier, cet endroit de la rue où tous, hommes et femmes, peuvent entreprendre le cheminement de toute une vie... leur éducation.

ça me donne envie de le lire ;-) trouvé sur le site LEMAQ, l'éducation maison au Québec

une autre critique élogieuse:

trouvée ici

"Notre lecture n'est pas terminée mais d'ores et déjà, on peut dire que c'est un ouvrage rafraîchissant, parce qu'il ose tout remettre en question afin d'identifier l'essentiel. L'auteur a été professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal pendant 30 ans. Il n'aime pas l'école parce que pour chaque classe d'une trentaine d'élèves, seuls quelques-uns seront des gagnants et qu'un grand nombre de perdants «se préparent alors à devenir des esclaves modernes qui vont servir nos grandes industries et nos entreprises et qui seront probablement des parents médiocres, des conjoints frustrés, des citoyens en colère, contestant tout ou presque».

«La vie n'est ni drôle ni sérieuse. Elle est ce qu'elle est. C'est notre regard qui la transforme.»